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ARTE Reportage

Tous les samedis à 19.15, du grand reportage pour mieux comprendre le monde.

Vancouver : les oubliés de JO
A partir du 12 février, pendant deux semaines, le monde sportif aura les yeux tournés vers Vancouver, au Canada, ville hôte des Jeux Olympiques d’Hiver sur les rives du Pacifique.
Pour les organisateurs canadiens, ces olympiades doivent être parfaites sous tous rapports : un rendez-vous universel de tous les pays du monde, des jeux qui n’abîment pas l’environnement et qui respectent les peuples premiers, ceux qui habitaient sur cette terre du Canada avant l’arrivée des anglophones.
Le logo de ces Jo est inspiré d’un symbole culturel d’une des Premières Nations, tout comme les médailles et les podiums dont les dessins rappelleront l’identité Indienne. Très officiellement, les organisateurs des Jeux ont associé quatre nations sur les territoires desquelles se dérouleront les épreuves. Ils ont négocié avec les chefs de ces quatre peuples des contrats pour utiliser leurs motifs traditionnels sur des produits dérivés.
Mais, au-delà de cette communication officielle, il y a la réalité des Premières Nations. Au Canada ils sont 1,3 millions, 4,4% de la population du pays et en Colombie Britannique - la Province de Vancouver-, ils sont 200.000 autochtones. Certains de ces groupes dispersés sur le territoire sont riches parce qu’ils louent leur terres pour des centres commerciaux ou des casinos. D’autres, en revanche, restent très isolés et très pauvres : sans emplois, beaucoup vivent de l’assistance sociale canadienne, l’alcoolisme et l’obésité font des ravages. Pour eux, ces Jeux ne changeront rien…. Au contraire, la communication officielle sur l’implication des quatre Nations Hôtes pourrait occulter leur réalité.
Vladimir Vasak et Mélanie Cossette ont cherché à montrer ce contraste entre une ville présentée comme une cité idéale et le quotidien de ces peuples, les oubliés des JO.

USA : l’école des réfugiés
Depuis une dizaine d’années, l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis est le point de chute de beaucoup de réfugiés venant de pays en guerre.
Plus de 20 000 réfugiés sont désormais installés en Géorgie, du côté de Decatur, à quelques kilomètres d’Atlanta. Les loyers y sont abordables et le centre ville offre des opportunités d’emploi. Leurs enfants sont scolarisés à l’International Community School.
Plus de la moitié des 400 élèves de cette école primaire sont des réfugiés venant de quarante pays différents. Tout ce petit monde forme une communauté très diverse. Bouddhistes, Chrétiens, Hindous, Juifs et Musulmans, riches et pauvres venant de familles américaines de Géorgie et de nouveaux arrivants parlant plus de cinquante langues différentes…
L’International Communauty School, née il y a six ans pour répondre à la question de la scolarisation et de l’insertion de ces enfants réfugiés, va de la maternelle au sixième niveau. C’est une école publique qui reçoit également le soutien de fondations et d’entreprises. Pour Bill Moon, fondateur et directeur de l’école, cette grande diversité des cultures fait la richesse de l’école.
Pourtant, le challenge ici n’est pas simple. Si les enseignants déploient une incroyable énergie pour adapter un programme destiné à ces enfants réfugiés, celui-ci doit aussi répondre aux besoins des enfants américains. Mais tout le monde joue le jeu : cette diversité culturelle est considérée comme un atout.
L’International Community School, devenue une école comme les autres, continue son chemin avec force et détermination pour offrir un avenir meilleur à ces enfants de réfugiés.

Les crayons de Courrier
A partir de janvier, chaque premier samedi du mois, retrouvez dans ARTE Reportage une nouvelle rubrique : Les Crayons de Courrier International, en partenariat avec l’agence Cartoons de Courrier International.
Cinq minutes pour voir l’actualité internationale autrement, à travers les dessins de presse de caricaturistes du monde entier.


(France, 2008, 42mn)
ARTE